Sommaire
À retenir
- Chaque modèle part de la situation du prospect et se termine par une seule question simple.
- Les relances partent dans le même fil, en « Re: » : elles résument le premier email au lieu de le répéter.
- Les variables ({{prénom}}, {{entreprise}}) et une colonne de votre fichier personnalisent chaque envoi ; le spintax varie les formulations.
- Une séquence simple : premier email au jour 0, relance au jour 3, dernier message au jour 7, arrêtée dès que le prospect répond.
Les 5 règles d'un bon email de prospection
- Le prospect d'abord. Dès la première phrase, montrez que vous savez à qui vous écrivez : son entreprise, son actualité, sa situation. Votre présentation vient après.
- Une idée, une demande. Un problème, une proposition, une question à laquelle on répond en une ligne. Deux appels à l'action se font concurrence.
- Court et en texte simple. Quelques phrases, sans image ni pièce jointe, avec peu de liens : c'est plus lisible et mieux accepté par les filtres, comme l'explique le guide de la délivrabilité email.
- Un objet de quelques mots. Il ressemble à un email entre collègues, annonce vraiment le contenu et évite les majuscules et les points d'exclamation.
- Relancer dans le même fil, puis s'arrêter. Deux ou trois relances espacées de quelques jours, et plus rien dès que le prospect répond.
Chaque email identifie aussi l'expéditeur et permet de refuser les envois simplement : MailProspect ajoute un lien de désinscription en un clic et traite une réponse « STOP » comme une désinscription (voir le guide RGPD et prospection par email). Pour la cible, le fichier et le suivi des réponses, suivez la méthode de prospection par email.
Comment utiliser ces modèles
Chaque modèle se copie d'un clic. Il utilise la syntaxe de MailProspect, notre logiciel de prospection par email ; ailleurs, remplacez les variables à la main. Les passages entre crochets, comme [le sujet], sont à remplacer une fois pour toutes par votre texte. Le reste se personnalise pour chaque prospect :
| Vous écrivez | Le prospect reçoit | À quoi ça sert |
|---|---|---|
| {{prénom}}, {{nom}}, {{entreprise}}, {{poste}} | Claire, Martin, Agence Martin, Directrice | Les colonnes standard de votre fichier (alias français de {{firstName}}, {{company}}…) |
| {{signature}} | La signature de la boîte qui envoie | Une signature par boîte, réglée une seule fois |
| {Bonjour|Salut} | « Bonjour » ou « Salut », au hasard | Le spintax : varier les formulations d'un email à l'autre |
| {{ prénom | default: "à vous" }} | « Claire », ou « à vous » si le prénom manque | La valeur par défaut : jamais de « Bonjour , » |
| {{constat}}, {{declencheur}}… | Le contenu de la colonne du même nom | Toute colonne importée devient une variable |
Les colonnes de votre fichier qui ne sont pas reconnues deviennent des variables, sans accent ni espace : une colonne « Contact commun » devient {{contactCommun}}. Plusieurs modèles s'en servent pour la phrase la plus personnelle de l'email, que vous préparez prospect par prospect dans votre tableur.
Les crochets ne sont pas des variables
MailProspect ne remplace pas les passages entre crochets et ne les signale pas. Remplacez-les, puis relisez l'aperçu avec un vrai prospect et envoyez-vous un email de test.
Mail de prospection pour un premier contact : 6 modèles
Choisissez selon ce que vous savez du prospect : un problème visible, un événement récent, une personne en commun, une rencontre, un contenu à partager, ou rien de particulier (modèle 6). Si vous débutez, le guide du cold emailing pose d'abord les bases.
Modèle 1 : le problème identifié
Vous avez repéré un problème précis : offres d'emploi en ligne depuis des mois, site lent sur mobile, avis clients sans réponse. Notez-le dans une colonne « Constat » (variable {{constat}}), rédigée pour suivre « j'ai remarqué que ».
- Objets possibles
- Une remarque sur {{entreprise}}
- {{prénom}}, une question rapide
Message
Pourquoi ça marche
- La première phrase prouve que l'email a été écrit pour ce prospect.
- Le problème est décrit par ses conséquences, pas par votre solution.
- La question finale se règle d'un mot : oui ou non.
Modèle 2 : le déclencheur (recrutement, levée de fonds, nouvelle agence)
Un événement récent change les priorités du prospect : il recrute, il a levé des fonds, il ouvre un bureau. Décrivez-le dans une colonne « Déclencheur » (variable {{declencheur}}), par exemple « vous ouvrez une deuxième agence à Villeurbanne ».
- Objets possibles
- Une question après votre annonce
- {{prénom}}, une idée pour la suite
Message
Pourquoi ça marche
- L'événement est public et récent : la personnalisation est réelle.
- Vous faites vous-même le lien entre l'événement et votre offre.
- La question porte sur ses priorités, pas sur un rendez-vous.
Modèle 3 : la recommandation d'un contact commun
Une personne que le prospect connaît vous a suggéré de lui écrire. Ne citez son nom qu'avec son accord, et indiquez-le dans une colonne « Contact commun » (variable {{contactCommun}}).
- Objets possibles
- De la part de {{contactCommun}}
- {{contactCommun}} m'a conseillé de vous écrire
Message
Pourquoi ça marche
- Le nom du contact commun dans l'objet donne une raison d'ouvrir.
- Le message reste prudent : il ne présume pas du besoin.
- La demande est précise : un échange court, à une date proche.
Modèle 4 : après un salon ou un événement
Vous étiez au même salon, à la même conférence ou au même webinaire que le prospect. Mettez le nom de l'événement dans une colonne « Événement » (variable {{evenement}}), par exemple « Rencontres Immo Lyon ».
- Objets possibles
- {{evenement}} : une question
- Suite à l'événement {{evenement}}
Message
Pourquoi ça marche
- Le contexte commun justifie l'email, sans inventer de rencontre.
- Le sujet reprend l'actualité que le prospect vient d'entendre.
- Envoyé dans la semaine, il arrive quand l'événement est encore frais.
Modèle 5 : le contenu utile partagé
Vous avez un guide, une étude ou une checklist qui répond à une question fréquente de vos prospects. Proposez-le sans lien : la réponse vous dit qui est intéressé.
- Objets possibles
- Un guide pour votre équipe
- Une checklist pour {{entreprise}}
Message
Pourquoi ça marche
- Vous donnez avant de demander : répondre ne coûte rien au prospect.
- Sans lien, le message reste simple et la réponse signale l'intérêt.
- La question se règle d'un « oui ».
Modèle 6 : la question courte
Vous n'avez pas d'information particulière sur le prospect, mais votre cible est précise (même fonction, même secteur). Le message tient en trois phrases et pose une question à laquelle on répond par un nom.
- Objets possibles
- Question rapide
- {{prénom}}, une question
Message
Pourquoi ça marche
- Le prospect peut répondre en un mot, même s'il n'est pas la bonne personne.
- Le message se lit en entier sans faire défiler l'écran.
- Chercher le bon interlocuteur évite de présumer d'un besoin.
Mails de relance de prospection : 4 modèles dans le même fil
Une relance part dans le fil du premier email, en « Re: », depuis la même boîte : le prospect retrouve votre message juste en dessous. Dans MailProspect, l'objet est repris automatiquement et la séquence s'arrête dès que le prospect répond, y compris dans vos autres campagnes. Combien de relances et à quel rythme : voir le guide pour relancer un email de prospection.
Modèle 7 : la relance à J+3
Première relance, trois jours après le premier email resté sans réponse. Elle part en « Re: » dans le même fil : inutile de répéter ce que le prospect peut relire juste en dessous.
- Objets possibles
- Re: (objet du premier email)
- Re: Une question après votre annonce
Message
Pourquoi ça marche
- Le fil garde le contexte : le premier email est juste en dessous.
- La relance résume au lieu de répéter.
- Accepter le « non » rend la réponse plus facile.
Modèle 8 : la relance avec un élément nouveau
Deuxième relance, quelques jours après la première. Elle apporte une information que le premier email n'avait pas : un exemple client, une idée concrète, une ressource. Elle part toujours en « Re: », dans le même fil.
- Objets possibles
- Re: (objet du premier email)
- Re: Une remarque sur {{entreprise}}
Message
Pourquoi ça marche
- Chaque relance donne une nouvelle raison de répondre.
- Un exemple concret parle davantage qu'une liste de fonctionnalités.
- La demande se précise : deux créneaux, pas un vague « quand êtes-vous disponible ? ».
Modèle 9 : la relance de rupture (« dernier message »)
Dernière étape de la séquence. Elle annonce clairement que vous arrêtez d'écrire, ce qui permet au prospect de répondre sans s'engager, même pour dire non. Elle part en « Re: » dans le même fil.
- Objets possibles
- Re: (objet du premier email)
- Re: Question rapide
Message
Pourquoi ça marche
- Le ton reste courtois : aucun reproche sur l'absence de réponse.
- Annoncer la fin de la séquence rend la réponse facile, même négative.
- La question finale peut vous orienter vers la bonne personne.
Modèle 10 : la relance après une absence
Le prospect a répondu par un message d'absence. Si votre campagne s'arrête sur les réponses automatiques (une option de MailProspect), écrivez-lui à son retour depuis la boîte de réception unifiée, en réponse dans le même fil (« Re: »).
- Objets possibles
- Re: (objet du premier email)
- Re: Suite à l'événement {{evenement}}
Message
Pourquoi ça marche
- Le message tient compte de la situation du prospect.
- Il ne réexplique rien : le contexte est dans le fil.
- Il laisse le prospect choisir le moment.
Modèles par cible, et la réponse à « pas intéressé »
Les mêmes règles, adaptées à l'expéditeur : agence, éditeur de logiciel, prestataire, indépendant. Le modèle 15, hors séquence, répond à un prospect qui décline.
Modèle 11 : agence qui prospecte pour un client
Vous écrivez pour le compte d'un client : le prospect doit savoir qui lui écrit et pour quelle entreprise. Dans MailProspect, chaque client peut avoir son espace de travail ; leur nombre dépend du plan (comparer les plans).
- Objets possibles
- Une question de la part de [nom du client]
- [Nom du client] et {{entreprise}}
Message
Pourquoi ça marche
- L'expéditeur dit qui il est et pour qui il écrit : aucune ambiguïté.
- Le client reste au centre ; l'agence n'est qu'un intermédiaire.
- L'échange proposé est avec l'équipe du client, qui connaît l'offre.
Modèle 12 : éditeur SaaS
Vous vendez un logiciel. Plutôt qu'une liste de fonctionnalités, partez d'une tâche que le prospect fait encore à la main et demandez-lui comment il s'organise : sa réponse vous dit s'il a le problème.
- Objets possibles
- Comment {{entreprise}} gère [la tâche]
- {{prénom}}, une question sur [la tâche]
Message
Pourquoi ça marche
- Le message part d'une situation que le prospect reconnaît, pas d'une fonctionnalité.
- La question ouverte lance une conversation, pas une démonstration.
- Aucun rendez-vous n'est demandé dans le premier email.
Modèle 13 : prestataire de services B2B
Cabinet de conseil, agence, société de maintenance, expert-comptable : vous vendez du temps et une expertise. Proposez un premier pas concret et limité, comme un diagnostic, plutôt qu'une présentation de votre cabinet.
- Objets possibles
- Un diagnostic pour {{entreprise}}
- Un avis sur [le sujet] chez {{entreprise}}
Message
Pourquoi ça marche
- Le premier pas est petit et défini : une heure, un résultat clair.
- Le prospect garde la main : il peut tout faire en interne ensuite.
- La question se règle d'un mot.
Modèle 14 : indépendant
Vous travaillez seul : graphiste, développeur, consultant, formateur. Écrivez à la première personne, citez une réalisation proche du besoin du prospect et annoncez une disponibilité réelle.
- Objets possibles
- Un coup de main sur [le sujet] ?
- {{prénom}}, une disponibilité le mois prochain
Message
Pourquoi ça marche
- Le ton direct, à la première personne, sonne juste pour un indépendant.
- Une réalisation récente vaut mieux qu'une liste de compétences.
- La disponibilité annoncée donne une raison de répondre maintenant, sans fausse urgence.
Modèle 15 : la réponse à « pas intéressé » ou « pas le bon moment »
Le prospect a répondu non, ou pas maintenant. Répondez dans le fil depuis la boîte de réception unifiée et étiquetez sa réponse « pas intéressé ». S'il ne veut plus rien recevoir, ajoutez son adresse à la liste noire ; s'il préfère plus tard, notez la date dans votre agenda ou votre CRM.
- Objets possibles
- Re: (objet de votre email)
- Re: Question rapide
Message
Pourquoi ça marche
- Remercier et prendre acte ferme la conversation proprement.
- Le prospect choisit lui-même la suite, y compris de ne plus être contacté.
- Aucune contre-argumentation : un refus n'est pas une objection à traiter.
Construire la séquence complète
Assemblez trois modèles en une séquence. Exemple pour une campagne vers des agences immobilières de Lyon, celle de l'aperçu plus bas :
| Étape | Quand | Modèle | Rôle |
|---|---|---|---|
| 1. Premier email | Jour 0, au lancement | Variante A : le déclencheur ; variante B : le problème identifié | Ouvrir la conversation et comparer deux angles |
| 2. Relance | Jour 3 (attendre 3 jours) | La relance à J+3, en « Re: » | Remonter le message et le résumer en une phrase |
| 3. Dernier message | Jour 7 (attendre 4 jours) | La relance de rupture, en « Re: » | Clore poliment et trouver le bon interlocuteur |
Chaque prospect reçoit l'une des deux variantes du premier email, tirée au hasard, et les statistiques par variante montrent laquelle obtient le plus de réponses. Les étapes 2 et 3 partent dans le fil du premier email, depuis la même boîte. Pour une séquence plus longue, glissez la relance avec un élément nouveau avant le dernier message.
Les séquences et relances automatiques sont incluses dans chaque plan, avec la rotation entre vos boîtes, le warm-up et la boîte de réception unifiée, à partir de 29 € HT par mois pour 10 000 emails de campagne : le simulateur des tarifs indique le plan adapté à votre volume.
Questions fréquentes
Comment rédiger un mail de prospection pour un premier contact ?
Commencez par un fait précis sur le prospect : un problème visible, un événement récent, une personne en commun. Reliez-le en une phrase à ce que vous proposez, puis terminez par une seule question simple. Les modèles 1 à 6 de cette page couvrent les situations les plus courantes.
Quel est le meilleur message de prospection ?
Il n'existe pas de message universel : celui qui obtient une réponse parle d'une situation que le prospect reconnaît. Un email court, personnalisé sur un fait réel et terminé par une question simple vaut mieux qu'une présentation de votre entreprise. Comparez deux variantes du premier email et gardez celle qui obtient le plus de réponses.
Quelle est la longueur idéale d'un mail de prospection ?
Quelques phrases suffisent : les modèles de cette page font entre 50 et 120 mots, de quoi être lus en entier sur un téléphone. Une relance peut être plus courte encore, puisque le premier email reste visible juste en dessous dans le fil. Si votre message oblige à faire défiler l'écran, coupez.
Quel objet choisir pour un mail de prospection ?
Un objet de quelques mots, qui ressemble à un email entre collègues et annonce vraiment le contenu, par exemple « Une question après votre annonce » ou « De la part de Claire Dubois ». Évitez les majuscules, les points d'exclamation et les promesses. Les relances n'ont pas besoin d'objet : elles partent en « Re: » dans le fil du premier email.
Combien de relances envoyer après un mail de prospection ?
La plupart des séquences B2B comptent deux ou trois relances espacées de quelques jours. L'exemple de cette page envoie le premier email au jour 0, une relance au jour 3 et un dernier message au jour 7. La séquence s'arrête dès que le prospect répond : MailProspect le fait automatiquement, y compris dans vos autres campagnes.