Aller au contenu
Guide de délivrabilité

Délivrabilité email : le guide pour arriver en boîte de réception

La délivrabilité email désigne la capacité de vos messages à atteindre la boîte de réception, pas seulement le serveur du destinataire : un email accepté puis rangé en spam compte comme délivré, mais il a peu de chances d'être lu.

Mis à jour le 15 min de lecture

Sommaire
  1. Qu'est-ce que la délivrabilité email ?
  2. Comment calculer le taux de délivrabilité d'un email ?
  3. Pourquoi mes emails ne sont-ils pas délivrés ?
  4. SPF, DKIM et DMARC : authentifier vos domaines d'envoi
  5. Réputation de domaine et d'IP : ce que retiennent les messageries
  6. Combien d'emails envoyer par jour et par boîte ?
  7. Quel contenu évite le dossier spam ?
  8. Listes de prospects : bounces, liste noire et désinscriptions
  9. Gmail, Yahoo et Outlook : les exigences pour les expéditeurs
  10. Améliorer la délivrabilité de vos emails : la checklist
  11. Questions fréquentes

À retenir

  • Délivré ne veut pas dire lu : le taux de délivrabilité compte aussi les emails rangés en spam.
  • Authentifiez chaque domaine d'envoi avec SPF, DKIM et DMARC : Gmail, Yahoo et Outlook.com l'exigent des expéditeurs en grand volume.
  • Montez en volume pas à pas : 10 emails le premier jour, puis 5 de plus par jour, et 30 à 50 par boîte et par jour au maximum après le warm-up.
  • Gardez des listes propres : moins de 2 % de bounces, et moins de 0,1 % de plaintes pour spam chez Gmail.
  • Écrivez court et simple : texte brut, peu de liens, aucune pièce jointe.

Qu'est-ce que la délivrabilité email ?

Un email franchit deux étapes. D'abord, le serveur du destinataire l'accepte ou le refuse : c'est la délivrance. Ensuite, la messagerie décide où le ranger : boîte de réception, onglet secondaire ou dossier spam. C'est le placement, et c'est lui qui décide si votre message sera lu.

Le mot délivrabilité recouvre souvent les deux. On parle aussi de délivrabilité emailing pour les newsletters : les mécanismes sont les mêmes, mais un cold email part d'une vraie boîte mail, en petit volume, vers des personnes qui ne vous attendent pas.

Délivré ou arrivé en boîte de réception : ce qui change
QuestionEmail délivréEmail en boîte de réception
Comment le savoirAucun bounce : ni refus pendant l'envoi, ni rapport de non-distributionUn email de test vers vos propres adresses, et les réponses qui arrivent
Ce qui l'influenceAdresse valide, authentification, réputation de l'expéditeurRéputation, volume, contenu, plaintes des destinataires

Comment calculer le taux de délivrabilité d'un email ?

Le taux de délivrabilité se calcule sur une campagne ou une période : (emails envoyés − bounces) ÷ emails envoyés × 100. Son complément est le taux de bounce : bounces ÷ emails envoyés × 100.

Exemple fictif

L'Agence Martin envoie 1 000 emails de prospection dans la semaine. 18 reviennent en bounce : 12 adresses inexistantes et 6 boîtes pleines. Taux de délivrabilité : (1 000 − 18) ÷ 1 000 = 98,2 %. Taux de bounce : 1,8 %.

Ce taux ne dit rien du placement : une partie des 982 emails « délivrés » peut dormir dans les spams. Avant chaque campagne, envoyez un email de test à vos propres adresses Gmail et Outlook. Un test de délivrabilité email commence aussi par la configuration du domaine : notre outil gratuit vérifie MX, SPF, DKIM et DMARC.

Surveillez ensuite les réponses : une campagne bien ciblée dont les réponses tombent à zéro peut signaler un problème de placement. Dans MailProspect, les statistiques de chaque campagne affichent envois et bounces, par étape et par variante.

Pourquoi mes emails ne sont-ils pas délivrés ?

Un email non délivré revient en général avec une explication : un refus du serveur pendant l'envoi, ou un rapport de non-distribution quelques minutes plus tard. Quatre familles de causes reviennent.

Les bounces durs : l'adresse n'existe pas

Adresse mal orthographiée, salarié parti, domaine expiré : le refus est définitif. Réessayer ne sert à rien et pèse sur votre réputation. Retirez l'adresse et ne l'importez plus. MailProspect met ces adresses en liste noire et vérifie avant l'envoi que le domaine du destinataire a bien un serveur de messagerie (MX).

Les bounces mous : un refus temporaire

Boîte pleine, serveur indisponible, limite de débit atteinte : le refus peut disparaître de lui-même. Dans MailProspect, un refus temporaire déclenche jusqu'à 5 nouveaux essais espacés ; une boîte pleine arrête seulement ce prospect ; une limite d'envoi atteinte chez votre fournisseur fait patienter votre boîte, sans compter vos prospects en bounce.

Les blocages : le serveur refuse l'expéditeur

Cette fois, ce n'est pas l'adresse qui pose problème, c'est l'expéditeur : authentification absente ou en échec, réputation dégradée, contenu jugé suspect. Depuis novembre 2025, Gmail durcit ses contrôles : les messages qui ne respectent pas ses exigences peuvent être refusés, temporairement ou définitivement. Outlook.com rejette les emails mal authentifiés des gros expéditeurs avec le code 550 5.7.515.

Ces refus ne disent rien de la validité de l'adresse : MailProspect arrête le prospect sans le mettre en liste noire, et une boîte refusée par les serveurs de plusieurs domaines d'affilée ralentit ou se met en pause.

Le spam : accepté, mais mal rangé

Le cas le plus trompeur : aucun bounce, mais l'email atterrit dans le dossier spam, et rien ne l'indique dans vos statistiques. Les causes sont proches de celles des blocages ; les parties suivantes les reprennent une à une.

SPF, DKIM et DMARC : authentifier vos domaines d'envoi

Ces trois enregistrements DNS prouvent aux messageries que vos emails viennent bien de vous. Configurez-les sur chaque domaine d'envoi, avant le warm-up. Les valeurs ci-dessous sont celles de Hostinger, données en exemple : chez un autre fournisseur, reprenez celles de sa documentation.

Exemples d'enregistrements pour le domaine fictif votre-domaine.fr (valeurs Hostinger)
EnregistrementType et nomValeur
SPFTXT à la racine du domaine (nom « @ » ou vide)v=spf1 include:_spf.mail.hostinger.com ~all
DKIM, chez Hostinger3 CNAME : hostingermail-a._domainkey, hostingermail-b._domainkey et hostingermail-c._domainkeyhostingermail-a.dkim.mail.hostinger.com, et de même pour -b et -c
DKIM, clé publiée en TXTTXT sur sélecteur._domainkeyv=DKIM1; k=rsa; p=MIIBIjANBgkqhkiG9w0B… (clé publique)
DMARCTXT sur _dmarcv=DMARC1; p=none; rua=mailto:dmarc@votre-domaine.fr

Source : Hostinger, Set up a domain for Hostinger Mail manually (relevé le 7 octobre 2026)

SPF : la liste des serveurs autorisés

L'enregistrement SPF liste les serveurs qui peuvent envoyer des emails au nom de votre domaine, puis indique quoi faire des autres. La fin compte : ~all demande de traiter les autres serveurs avec méfiance (softfail), -all de les refuser (fail). Si vous envoyez par plusieurs services, ajoutez leurs mécanismes include dans ce même enregistrement, jamais dans un second.

DKIM : la signature de chaque email

Le serveur d'envoi signe chaque email avec une clé privée. La clé publique est publiée dans le DNS sous un nom appelé sélecteur : sélecteur._domainkey.votre-domaine.fr (RFC 6376). Un domaine peut publier plusieurs clés, une par sélecteur. Gmail exige une clé d'au moins 1 024 bits pour écrire aux adresses Gmail personnelles et recommande 2 048 bits ; Yahoo demande aussi 1 024 bits au minimum.

Chez Hostinger, la clé est gérée par l'hébergeur : vous publiez trois CNAME qui pointent vers ses propres enregistrements, sans copier de clé vous-même.

DMARC : la consigne en cas d'échec, et les rapports

DMARC vérifie que le domaine visible dans l'adresse d'expédition correspond au domaine validé par SPF ou par DKIM : c'est l'alignement. Il indique ensuite aux messageries quoi faire d'un email qui échoue, avec la balise p (RFC 9989, qui remplace la RFC 7489 depuis mai 2026) :

  • p=none : aucune consigne, simple observation. C'est le minimum demandé aux expéditeurs en grand volume par Gmail, Yahoo et Outlook.com.
  • p=quarantine : les emails en échec sont jugés suspects et souvent rangés en spam.
  • p=reject : les emails en échec sont considérés comme illégitimes et peuvent être refusés.

La balise rua indique où recevoir les rapports agrégés : sans elle, les messageries n'en envoient aucun, et vous ne voyez pas qui envoie au nom de votre domaine. Commencez par p=none avec rua, lisez les rapports, puis passez à quarantine une fois vos envois stables. La balise pct, présente dans beaucoup d'anciens exemples, a été retirée par la RFC 9989.

Les erreurs fréquentes, et comment les corriger

Erreurs d'authentification fréquentes
ErreurCe qui se passeCorrection
Deux enregistrements SPF ou plusSPF échoue en erreur permanente (« permerror ») : un domaine ne doit en publier qu'un (RFC 7208)Fusionnez-les en un seul enregistrement
« +all », ou « all » seul, en fin de SPFN'importe quel serveur passe le contrôle : sans préfixe, « all » vaut « +all »Terminez par ~all ou -all
Plus de 10 requêtes DNS dans le SPFAu-delà de 10 termes include, a, mx, ptr, exists ou redirect, include imbriqués compris, SPF échoue (« permerror », RFC 7208)Retirez les services inutilisés ; les mécanismes ip4 et ip6 ne comptent pas dans la limite
Clé DKIM révoquée (« p= » vide)Un p= vide signifie que la clé est révoquée : les signatures qui l'utilisent échouent (RFC 6376)Publiez la clé active, ou signez avec le bon sélecteur
DMARC sans ruaAucun rapport agrégé n'est envoyé (RFC 9989) : vous ne voyez ni les échecs ni les envois qui usurpent votre domaineAjoutez rua=mailto: suivi d'une adresse que vous lisez
Deux enregistrements DMARCLes messageries les ignorent tous les deux (RFC 9989)Gardez-en un seul

À titre indicatif, l'include de Hostinger consommait 3 de ces 10 requêtes lors de notre relevé DNS du 7 octobre 2026.

Pour un contrôle ponctuel, avant d'ajouter un domaine ou juste après une modification DNS, notre outil gratuit lit vos enregistrements et donne la marche à suivre pour chaque erreur.

Vos enregistrements SPF, DKIM et DMARC sont-ils corrects ?

Testez votre domaine gratuitement, sans inscription : MX, SPF, DKIM et DMARC, avec la marche à suivre pour chaque erreur.

Réputation de domaine et d'IP : ce que retiennent les messageries

Chaque messagerie attribue une réputation à l'adresse IP qui envoie et au domaine qui signe. Elle se construit sur l'historique : volume, bounces, plaintes pour spam. Gmail mesure les plaintes dans Postmaster Tools et demande de rester sous 0,1 %, sans jamais atteindre 0,3 %.

Avec des boîtes SMTP et IMAP chez un hébergeur de messagerie, vos emails partent de ses serveurs : la réputation de ses IP et leurs enregistrements DNS inverses (PTR), exigés par Gmail et Yahoo, relèvent de lui. La réputation de votre domaine, elle, dépend de vous.

D'où un usage répandu : prospecter depuis un domaine voisin de votre domaine principal (par exemple votre-domaine.com pour un site en votre-domaine.fr), configuré et chauffé à part. Un incident sur ce domaine ne touche pas les emails courants de vos équipes. Un sous-domaine, lui, ne sépare pas les volumes : pour le seuil des expéditeurs en grand volume, Gmail compte ses envois avec ceux du domaine principal.

Les liens comptent aussi : le suivi des clics les remplace par un lien de redirection, dont le domaine apparaît dans chaque email. MailProspect permet un domaine de suivi personnalisé par domaine d'envoi, utilisé une fois vérifié, et le suivi reste désactivable.

Combien d'emails envoyer par jour et par boîte ?

Une boîte neuve n'a aucun historique, et un volume élevé dès le premier jour risque d'alerter les filtres des messageries. Montez donc progressivement. Dans MailProspect, la montée est automatique : 10 emails de campagne le premier jour, puis 5 de plus chaque jour, jusqu'à la limite quotidienne que vous fixez. Le compteur démarre au premier email de campagne, pas au début du warm-up.

Exemple : montée progressive d'une nouvelle boîte dont la limite quotidienne est fixée à 50
Jour de campagneEmails de campagne au maximum
Jour 110
Jour 215
Jour 530
Jour 9 et suivants50 (limite atteinte)

Selon les recommandations de MailProspect, une boîte ne devrait ensuite pas dépasser 30 à 50 emails par jour, après 2 à 3 semaines de warm-up. Pour envoyer davantage, ajoutez des boîtes et des domaines plutôt que de pousser une seule boîte : 300 emails par jour, par exemple, demandent 6 à 10 boîtes. MailProspect répartit les envois entre elles, les plus disponibles d'abord, et un prospect garde la même boîte pour toutes ses relances.

Si votre objectif est un gros volume, lisez aussi comment envoyer des emails en masse sans abîmer vos domaines.

Le warm-up : construire l'historique de chaque boîte

Le warm-up fait échanger des emails à vos boîtes pour leur donner un historique positif, avant et pendant la prospection. Dans MailProspect, vos boîtes s'écrivent entre elles, de préférence d'un domaine à l'autre : les emails sont ouverts, marqués importants, reçoivent des réponses et sont sortis du spam. Un score de santé sur 7 jours montre quand une boîte est prête.

Une limite à connaître : ce warm-up ne s'appuie que sur vos propres boîtes, sans réseau partagé. Vous n'êtes pas exposé à la réputation de boîtes inconnues, mais il vous faut plusieurs boîtes : plus vous en avez, plus il est efficace. Laissez-le actif pendant vos campagnes ; tout est détaillé sur la page warm-up de vos boîtes mail.

Quel contenu évite le dossier spam ?

Un cold email ressemble à un email écrit à la main : court, en texte simple, adressé à une personne. Plus il s'en éloigne, plus il ressemble à une campagne marketing.

  • Liens : peu, et vers votre propre domaine. Un premier email n'en a souvent pas besoin : le prospect peut simplement répondre.
  • Images : aucune, ou seulement celle de votre signature. Un email construit autour d'images ressemble à une newsletter.
  • Pièces jointes : jamais dans un email de prospection. Envoyez votre présentation quand le prospect la demande, en réponse.
  • Suivi des ouvertures : il ajoute une image invisible à chaque email. Désactivez-le si la délivrabilité baisse ; le chiffre est de toute façon faussé par Apple Mail.
  • Messages identiques : variez les formulations avec le spintax, comme {Bonjour|Salut}, et personnalisez avec des variables comme {{prénom}} ou {{entreprise}}.

Ajoutez enfin un moyen simple de se désinscrire : un prospect qui ne veut plus de vos emails doit trouver ce lien avant le bouton « Signaler comme spam ». MailProspect reconnaît aussi les demandes écrites comme « STOP ».

Listes de prospects : bounces, liste noire et désinscriptions

La qualité du fichier pèse autant que la configuration technique. Une liste achetée ou ancienne fait grimper les bounces et les plaintes ; Yahoo déconseille d'ailleurs explicitement l'achat de listes.

  • Nettoyez avant d'importer : vérifiez vos adresses et visez moins de 2 % de bounces. MailProspect ne fournit ni base de contacts ni enrichissement : vous importez vos propres fichiers.
  • Surveillez le taux de bounce : MailProspect met une campagne en pause automatiquement au-delà de 5 % de bounces (au moins 5 sur les 40 premiers emails).
  • Tenez une liste noire par adresse ou par domaine, appliquée à toutes vos campagnes. Les adresses invalides et les personnes désinscrites y entrent d'elles-mêmes.
  • Ne relancez pas ceux qui ont répondu : une réponse arrête la séquence, y compris dans vos autres campagnes, et la personne n'est pas ajoutée à une nouvelle campagne, sauf choix contraire.
  • Suivez les plaintes : MailProspect reconnaît les signalements de spam et peut vous alerter par webhook (Slack, Mattermost, Google Chat ou Discord).

Gmail, Yahoo et Outlook : les exigences pour les expéditeurs

Google et Yahoo imposent des règles aux expéditeurs depuis février 2024 ; Microsoft a suivi le 5 mai 2025 pour Outlook.com. Ces règles distinguent tous les expéditeurs et ceux qui envoient en grand volume.

Exigences de Gmail, Yahoo et Outlook.com pour les expéditeurs (pages officielles consultées le 7 octobre 2026)
ExigenceGmailYahooOutlook.com
Qui est concernéTous les expéditeurs vers une adresse Gmail personnelle ; règles renforcées à partir d'environ 5 000 emails par jourTous les expéditeurs ; règles renforcées pour les « gros expéditeurs », sans seuil publiéDomaines qui envoient plus de 5 000 emails par jour vers Outlook.com, Hotmail et Live
Depuis1er février 2024 ; contrôles durcis depuis novembre 2025Février 20245 mai 2025
Authentification, tousSPF ou DKIM, DNS direct et inverse (PTR) valides, connexion TLSSPF ou DKIM, DNS direct et inverse validesNon précisé : le billet vise les gros expéditeurs
Authentification, grand volumeSPF et DKIM, DMARC (p=none suffit), domaine d'expédition alignéSPF et DKIM, DMARC (p=none au moins), domaine d'expédition alignéSPF, DKIM et DMARC (p=none au moins, aligné) ; sinon rejet 550 5.7.515
Plaintes pour spamMoins de 0,3 % pour tous ; viser moins de 0,1 %Moins de 0,3 %Pas de seuil chiffré
Désinscription, grand volumeEn un clic pour les messages marketing, plus un lien visible dans le corpsEn un clic (méthode POST de la RFC 8058 fortement recommandée), lien visible, demandes traitées sous 2 joursLien de désinscription visible et fonctionnel
Source officielleGoogle, Email sender guidelinesYahoo Sender HubMicrosoft, billet du 2 avril 2025

Trois précisions changent la lecture de ce tableau.

  • Le seuil de Google se compte par domaine principal, sous-domaines compris, et un expéditeur qui l'a atteint une fois reste classé définitivement « en grand volume » (FAQ de Google).
  • Ces règles visent les messageries grand public : Gmail personnel (pas Google Workspace), Outlook.com, Hotmail et Live (pas les offres Microsoft pour les entreprises). Vos prospects B2B utilisent souvent ces offres professionnelles : les mêmes règles y donnent une base de référence chiffrée.
  • Le plafond de plaintes vaut pour tous : même loin de 5 000 emails par jour, Gmail demande de rester sous 0,3 %.

La désinscription en un clic repose sur la RFC 8058 : deux en-têtes, List-Unsubscribe avec une adresse https et List-Unsubscribe-Post: List-Unsubscribe=One-Click, tous deux couverts par la signature DKIM. Google recommande de traiter les désinscriptions sous 48 heures, Yahoo sous 2 jours. MailProspect ajoute par défaut ces en-têtes et un lien visible, et une désinscription arrête la séquence même si une relance était déjà programmée.

Améliorer la délivrabilité de vos emails : la checklist

À retenir

  • Un seul enregistrement SPF par domaine, terminé par ~all ou -all, sous 10 requêtes DNS.
  • DKIM publié et actif, avec une clé d'au moins 1 024 bits et aucun sélecteur révoqué.
  • DMARC en p=none avec rua, puis quarantine une fois les envois stables.
  • Un domaine de prospection distinct de votre domaine principal, avec son propre domaine de suivi.
  • 2 à 3 semaines de warm-up avant la première campagne, puis le warm-up laissé actif.
  • Une montée progressive (10 emails le premier jour, puis 5 de plus par jour), puis 30 à 50 emails par boîte et par jour au maximum.
  • Un fichier nettoyé : moins de 2 % de bounces, aucune liste achetée, une liste noire à jour.
  • Des emails courts, en texte simple, avec peu de liens et sans pièce jointe.
  • Un lien et un en-tête de désinscription en un clic, et des désinscriptions traitées sous 48 heures.
  • Un email de test vers vos propres adresses avant chaque campagne, puis un œil sur les bounces et les plaintes.

MailProspect automatise une bonne partie de cette liste : c'est un logiciel de prospection par email qui vérifie vos domaines, chauffe vos boîtes, dose les envois et ralentit dès qu'un signal se dégrade (voir ses garde-fous de délivrabilité). Boîtes et warm-up sont inclus dans tous les plans, dès 29 € HT par mois. Pour la méthode complète, du ciblage aux relances, lisez notre guide du cold emailing.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la délivrabilité d'un email ?

C'est la capacité d'un email à atteindre la boîte de réception de son destinataire. On distingue la délivrance, quand le serveur du destinataire accepte l'email, et le placement, quand la messagerie le range en boîte de réception ou en spam. Un email délivré peut donc finir en spam sans que rien ne l'indique dans vos statistiques d'envoi.

Comment calculer le taux de délivrabilité d'un email ?

Retirez les bounces du nombre d'emails envoyés, divisez le résultat par le nombre d'emails envoyés et multipliez par 100. Par exemple, 1 000 emails envoyés et 18 bounces donnent (1 000 − 18) ÷ 1 000, soit 98,2 %. Ce taux ne mesure pas le placement : complétez-le par un email de test vers vos propres adresses.

Pourquoi mes mails ne sont pas délivrés ?

Quatre causes reviennent : une adresse qui n'existe pas (bounce dur), un refus temporaire comme une boîte pleine (bounce mou), un blocage de l'expéditeur pour authentification absente, mauvaise réputation ou contenu suspect, et le classement en spam, qui ne produit aucun bounce. Le message de refus renvoyé par le serveur indique en général la cause.

Comment améliorer la délivrabilité de ses emails ?

Configurez SPF, DKIM et DMARC sur chaque domaine d'envoi, chauffez vos boîtes 2 à 3 semaines et montez le volume progressivement, jusqu'à 30 à 50 emails par boîte et par jour au maximum. Nettoyez vos listes pour rester sous 2 % de bounces, écrivez des emails courts en texte simple et proposez une désinscription en un clic.

Comment tester la délivrabilité d'un email ?

Vérifiez d'abord les enregistrements MX, SPF, DKIM et DMARC de votre domaine avec un outil de test, comme celui de MailProspect, gratuit et sans inscription. Envoyez ensuite un email de test à vos propres adresses Gmail et Outlook pour voir s'il arrive en boîte de réception ou en spam. Surveillez enfin les bounces et les réponses de vos premières campagnes.

Sources

À lire aussi

Essayez MailProspect gratuitement pendant 14 jours

Toutes les fonctionnalités, sans carte bancaire : connectez une boîte, importez vos prospects et lancez votre première séquence.